Ton Bilan LE SYNDRÔME DE L’INTESTIN IRRITABLE

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Ton Bilan On t’explique tout sur le SII

DE QUOI S’AGIT-IL ?

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Le Syndrome de l’Intestin Irritable, ou colopathie fonctionnelle, ou syndrome du côlon irritable, ou IBS en anglais… On lui en prête des noms, mais au final, de quoi s’agit-il ?



Le SII est un syndrome qui touche 10 à 15% de la population française, dont une majorité de femmes. C’est une pathologie intestinale bénigne mais qui a très souvent un impact important sur la qualité de vie des malades. Elle réunit tout un panel de symptômes sympathiques, parfois seulement un, parfois tous en même temps pour les plus chanceux : transit fou (diarrhée, constipation ou les deux), ballonnements, douleurs abdominales, mais il induit également très souvent une fatigue et un stress important (qui, lui-même, entretien les symptômes intestinaux, la boucle est bouclée).

Quelle est son origine ?

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On note fréquemment une errance médicale des patients car le SII n’est pas toujours considéré comme grave par la communauté médicale - il est très souvent rangé dans la catégorie « c’est dans ta tête » et donc son traitement est négligé, à tort. Eh non, ce n’est pas que dans la tête : c’est dans l’intestin Germain, et comme c’est le 2e cerveau, ce n’est pas rien.

Le syndrome de l’intestin irritable n’a pas d’origine clairement établie et est dit multifactoriel. Il peut associer :
- Une dysbiose : le fameux déséquilibre du microbiote
- Une communication perturbée entre le cerveau et les intestins
- On note dans 80% des cas une hypersensibilité viscérale (la moindre tension ou distorsion sera alors ressentie et douloureuse, tandis que chez un individu sain, elle passera inaperçu)
- Un trouble moteur
- Une/des intolérance(s) alimentaire(s)
- Une anomalie des acides biliaires
- Une hyperperméabilité intestinale (l’intestin est trop poreux)

Le SII peut se déclarer suite à une infection intestinale, un traumatisme ou un stress psychologique/physique, une chirurgie digestive, des troubles alimentaires ou encore être en lien avec une autre pathologie (maladie inflammatoire, maladie auto-immune).

Son diagnostic se fait par exclusion. Le médecin va rechercher d’autres maladies dont les symptômes peuvent s’apparenter à ceux du SII : endométriose, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, maladie cœliaque, cancers… Si aucune de ces maladies n’est détectée, il en déduira que c’est fonctionnel. Si une maladie est décelée et traitée mais que les symptômes persistent, on pourra alors en déduire que le SII complète le tableau.

Quel traitement contre le SII ?

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On a une bonne et une mauvaise nouvelle pour toi. On commence par la mauvaise : il n’existe aucun traitement pour le syndrome de l’intestin irritable. Ce sera ton petit boulet à vie, mais la bonne nouvelle, c’est qu’il existe des moyens de le rendre plus léger ! Le régime pauvre en FODMAPs : première méthode thérapeutique pour soulager le syndrome !

Le régime pauvre en FODMAPs

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Tu en as peut-être déjà entendu parler, cette méthode nous vient d’Australie. Développée par la MONASH University, elle se déroule en 3 phases selon un protocole bien établi et a pour objectif de soulager les symptômes digestifs du SII. Efficace chez 75% des patients, ce régime consiste à limiter très fortement, dans un premier temps, les fameux FODMAPs : des sucres fermentescibles pas ou très peu digérés. Une fois ingérés, ces derniers vont d’abord passer dans l’intestin et peuvent provoquer des variations de transit (diarrhée et/ou constipation). Une fois arrivés dans le côlon, ils vont être grignotés par les bactéries. En se bâfrant, ces dernières vont libérer des gaz, entraînant ainsi ballonnements, flatulences et autres joyeusetés. Une fois limités pendant 4 à 6 semaines, ces sucres seront testés, famille par famille, pour évaluer ta tolérance réelle. Enfin, en pleine connaissance de cette tolérance, tu pourras manger de nouveau de tout, en évitant les sucres auxquels tu es sensible ! Ainsi, tu arrêtes d’alimenter l’usine à gaz et tes symptômes s’apaisent, voire même disparaissent. Il faudra rester vigilant(e) à vie, mais tu pourras tester de nouveau les sucres incriminés dans quelques mois car la sensibilité évolue au fil du temps.

Il est important de souligner que cette méthode ne doit pas être menée seul ni à long terme. Idéalement, elle doit être prescrite par ton médecin. Si, après les vérifications d’usage citées ci-dessus, il ne te la propose pas et que tu souhaites l’essayer, tu devras contacter un(e) diététicien(ne) formé(e). Il/elle saura t’accompagner pendant ces quelques mois, te prodiguera tous les conseils nécessaires et adaptera sa prise en charge à ton quotidien pour t’éviter carences et frustrations. Il n’est pas recommandé de suivre ce régime seul ou à l’aide d’ouvrages ou des réseaux sociaux, non personnalisés et souvent peu fiables. La liste des diététicien(ne)s formé(e)s est disponible sur le site de la MONASH University.

L’HYGIÈNE DE VIE

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La santé ne passe pas que par l’assiette quand on a un SII ! Certes, c’est l’un des piliers du bien-être. D’ailleurs, SII ou pas, il est nécessaire de manger en pleine conscience, c’est-à-dire d’être attentif à tes sensations (faim, satiété, plaisir…) pour ne pas te gaver inutilement et risquer d’amplifier tes maux. Mange lentement, mastique correctement, éloigne-toi des écrans ! Une bonne hydratation est également capitale, pour tout ton corps mais particulièrement pour ton transit.

Pratiquer une activité physique régulière (on ne parle pas ici d’un marathon mais bien de bouger un minimum) est également important et participe à un bien-être global.

En fonction de tes besoins et de ton ressenti, bien des conseils peuvent t’être donnés et différents professionnels peuvent t’accompagner : coach sportif, thérapeutes (hypnose, psychologie, comportementalisme…), thérapies manuelles etc. Tu peux également pratiquer la méditation, la cohérence cardiaque, te détendre en coloriant ou te défouler en dansant, faire du yoga ou du krav-maga, boire un verre avec tes amis... Quels que soient les moyens mis en œuvre, n’hésite pas à bien t’entourer pour te faire aider et te soulager.

Et les probiotiques dans tout ça ?

Ton microbiote a besoin de renfort !

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Si tu n’as pas entamé le régime pauvre en FODMAPs, tu peux essayer des probiotiques pour voir s’ils te soulagent. La flore intestinale est comparable à ton empreinte digitale, personne n’a la même… Un traitement qui fonctionne pour ton voisin ou ta sœur n’aura peut-être aucun effet (ou des mauvais) sur toi ! Les probiotiques sont variés, si au bout de 2 à 3 semaines tes symptômes se sont aggravés, alors cela signifie que ces probiotiques ne te conviennent pas ! N’hésite pas à en référer à un professionnel de santé avant tout démarrage de cure pour être bien conseillé.

Si tu as commencé le régime pauvre en FODMAPs, il est recommandé de consommer des probiotiques seulement après les 2 premières phases du régime pauvre. En effet, si tu vas mieux, qui remercier : le régime ? les probiotiques ? Il est donc important de te concentrer sur la méthode en priorité et ensuite te référer à un professionnel de santé pour être bien conseillé.

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