RÉSOLUTION 2022 : CES FAUX PAS DE L’ALIMENTATION À NE PLUS REPRODUIRE

Résolutions 2022 : ces faux pas de l'alimentation à ne pas reproduire | DIJO l'expert du ventre, de la digestion et des probiotiques

Depuis quelques années, en ce qui concerne l’alimentation, on ne sait plus où donner de la tête. Avec internet, les magazines, la télévision, les réseaux sociaux… Tout le monde a son mot à dire sur la “bonne” façon de gérer son alimentation. Pourtant, nous sommes tous différents : de par nos âges, nos tailles, nos poids, nos lieux de vie, nos modes de vie, nos coutumes… Pourquoi y aurait-il une seule façon de s’alimenter, avec des codes universels ?


Il est donc bien compliqué de s’y retrouver, l’alimentation d’une personne change bien souvent tout au long de sa vie, et c’est tant mieux, la monotonie n’a rien de profitable dans une alimentation. Le plus important, c’est d’être en phase avec celle-ci et d’éviter au maximum les comportements alimentaires néfastes. 


A l’aube de l’année 2022, on vous donne quelques faux pas à ne plus reproduire pour commencer l’année sur de bonnes bases :


#1 - Exit les régimes amaigrissants

Peu importe la dernière méthode miracle dont vous avez entendu parler : elle ne fonctionnera pas sur la durée, ne sera pas saine et pourra même être dangereuse.

Le principe des régimes amaigrissants est presque toujours le même. Ils se basent sur une ration hypocalorique et l’éviction d’une ou plusieurs catégories d’aliments jugées incompatibles avec une perte de poids. Ces deux points sont faciles à invalider : 

  • Une ration hypocalorique sur un laps de temps donné ne garantira jamais une perte de poids durable. En effet, se sous-alimenter pendant un régime fera sûrement perdre quelques kilos, mais il est impossible de se sous-alimenter par rapport à ses réels besoins sur une vie entière. Alors une fois qu’on reprend une alimentation normale en termes de calories, c’est l’inévitable “effet yo-yo”, avec la reprise des kilos perdus, voire plus ! Pour une perte de poids durable, il faut l’effectuer en douceur, afin que le corps s’adapte petit à petit à ces nouveaux changements alimentaires qui ne doivent pas être drastiques, afin de ne pas le mettre en état de manque.
  • L’éviction d’une ou plusieurs catégories d’aliments, en plus d’être totalement inutiles car notre corps a besoin de chacune d’elle, peut être vraiment délétère pour l’organisme. Cela induit un déséquilibre dans l’apport en macronutriments, dont nous avons pourtant grandement besoin pour l’équilibre de nos fonctions physiologiques. Des carences en micronutriments sont également à prévoir. Tous ces facteurs peuvent avoir des conséquences physiques et psychologiques sur la santé, et même mener à des pathologies plus graves.

L’Anses a d’ailleurs largement déconseillé la pratique des régimes amaigrissants en citant certains d’entre eux dans l’un de ses dossiers. Si vous souhaitez entreprendre une perte de poids, il vaut mieux se tourner vers un diététicien.


#2 - Limiter ou supprimer les féculents et le pain

Pour beaucoup de gens, les féculents et le pain sont à limiter. Pourtant, ils représentent l’apport principal de glucides, macronutriment essentiel puisqu’il est censé représenter 40 à 55% de l’apport nutritionnel quotidien. Qui plus est, il s’agit là de glucides complexes, qui n’impactent pas négativement la glycémie, au contraire des glucides simples.

Utilisés comme substrat dans de nombreuses voies métaboliques, ils permettent également de se sentir rassasié tout au long de la journée, et donc de ne pas craquer sur des aliments moins essentiels.


#3 - Utiliser n’importe quelle matière grasse pour la cuisson

Les matières grasses réagissent à l’effet de la chaleur ! Les huiles possèdent différents acides gras, en des teneurs elles aussi différentes, ce qui fait qu’elles ne présentent pas toutes le même comportement face à la chaleur. Pour chaque huile, on a identifié un point de fumée, c’est-à-dire une température au-delà de laquelle la composition en acides gras sera modifiée (très souvent en acides gras nocifs). Pour la cuisson, l’huile la plus adaptée de par son profil lipidique et son point de fumée est l’huile de colza !


#4 - Ne boire qu’une fois la soif installée

La plupart des gens boivent uniquement pendant les repas et lorsqu’ils ont soif. Pourtant, lorsqu’on a soif, c’est que l’état de déshydratation a déjà commencé. L’eau est essentielle, elle facilite la digestion, permet le transport de composés essentiels dans le corps, aide au maintien d’une température corporelle adéquate et favorise l’élimination des toxines. Alors on s’impose de boire les 1,5 à 2 L d’eau recommandé par jour ; l’astuce, c’est de boire une bouteille d’1 L entre chaque repas, à garder près de soi, bien en évidence sur son bureau par exemple. Il est préférable de boire entre les repas, car l’eau ingérée pendant les repas dilue les sucs digestifs et enclenchera la satiété plus rapidement qu’elle ne devrait, ce qui peut créer des fringales entre les repas. 


#5 - Sacrifier le plaisir

S’alimenter, c’est vital, mais c’est également un plaisir ! Si nous avons des papilles gustatives, ce n’est pas pour rien. Une alimentation saine, c’est une alimentation équilibrée, mais aussi une alimentation qui ne laisse pas place à la frustration. S’il y en a, c’est que vous vous trouvez dans un schéma alimentaire qui n’est pas durable. Cela peut prendre du temps, mais le plus important, c’est de trouver un équilibre entre le sain et le plaisir. Petit à petit, on y prend souvent goût et les deux vont ensuite de pair !


#6 - Négliger les probiotiques !

Pour bien démarrer l’hiver, on ne peut que vous conseiller une cure de probiotiques. De par nos modes de vie, notre microbiote intestinal est mis à rude épreuve. Le stress, l’alimentation industrielle, le tabac, l’alcool,… Tous ces facteurs détériorent notre flore intestinale. L’indispensable probiotiques contient 8 souches de bactéries et 28 milliards d’UFC qui viendront renforcer votre microbiote, action essentielle en entrant dans l’hiver, afin de stimuler son système immunitaire et de se débarrasser des troubles digestifs.

La supplémentation en probiotiques ne permet pas une colonisation durable de la flore intestinale, c’est pourquoi il est recommandé de renouveler sa cure à chaque changement de saison.



Sources :

[1] Régimes amaigrissants | Anses - Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. (2019). Consulté le 28 Décembre 2021, sur https://www.anses.fr/fr/content/r%C3%A9gimes-amaigrissants