L’ÉQUILIBRE ACIDO-BASIQUE : VOTRE NOUVELLE PRIORITÉ

L’ÉQUILIBRE ACIDO-BASIQUE : VOTRE NOUVELLE PRIORITÉ | DIJO l'expert du ventre, de la digestion et des probiotiques

L’ÉQUILIBRE ACIDE-BASE, C’EST QUOI ? 

Tout comme la température du corps qui est optimale à 37°C, il existe également un pH optimal.  

Ce sont des paramètres indispensables qui permettent à l’organisme de fonctionner correctement. 

Afin de maintenir ce bon pH, le corps est doté de systèmes « tampons » qui neutralisent instantanément l'excès d’acidité. Mais ces mécanismes ne suffisent pas toujours, leur capacité étant limitée et diminuant avec l’âge. De nos jours, de nombreux facteurs comme l'alimentation transformée, les additifs, les pesticides, l'alcool, la cigarette, la pollution, le stress, accentuent l'acidité de notre organisme.

 

L’INDICE PRAL, C’EST QUOI ? 

Afin de mesurer le caractère acidifiant ou alcalinisant d’un aliment, l’allemand Thomas Remer, spécialiste de l’équilibre acide-base a mis au point un indice appelé PRAL, abréviation de Potential Renal Acid Load , c’est-à-dire « charge rénale acide potentielle ». Si le nombre est supérieur à zéro, l’aliment est considéré comme acidifiant, et s’il est négatif, l’aliment est considéré comme alcalinisant, la valeur « zéro » signant la neutralité.

 

QUELS ALIMENTS MODIFIENT NOTRE PH ?

Tous les aliments ingérés donnent naissance dans l’organisme à des acides et des bases.

Les aliments acidifiants ou « producteurs d’acides » génèrent plus d’acides que de bases. Il s’agit surtout des protéines animales (viande, poisson, œufs, laitages) ou encore des céréales (blé, seigle, avoine, orge, épeautre etc.).

Les aliments basifiants ou alcalinisants, génèrent plus de bases que d’acides. Ce sont essentiellement les fruits et les légumes.

Les aliments neutres en revanche n’ont aucune influence sur l’équilibre acide-base. Il s’agit par exemple des huiles végétales et des sucres raffinés.

Le corps parvient naturellement à maintenir l'équilibre acide-base, mais seulement dans certaines limites. Des études suspectent qu'un régime alimentaire fortement acidifiant serait lié à plusieurs risques pour la santé osseuse, rénale, musculaire, cardiovasculaire.

Exemples de quelques indices PRAL : 

Parmesan : 27.8

Veau escalope : 18.7 

Farine complète : 10,2

Filet de cabillaud : 9.9 

Œufs de poule : 7,2

Pâtes aux œufs : 6,4

Lait entier : 0,1

Sucre blanc : 0

Miel : - 0,9

Cassis/Pomme de terre : - 5,2

Carotte crue : - 5,7

Banane : - 6,9

Épinards : - 10,3

 

COMMENT MAINTENIR CET ÉQUILIBRE ?

# LIMITER SES APPORTS EN SEL : et plus généralement en chlorures présents en forte dose dans le pain de seigle, le ketchup, les olives noires, le jambon cru, le roquefort, les crevettes.

# ÉVITER LES SODAS : ils sont source d’acides comme l’acide phosphorique.

# LIMITER LES PROTÉINES ANIMALES : en particulier les viandes faisandées.

# ÉVITER LES EXCÈS DE PRODUITS CÉRÉALIERS : on pense à remplir son assiette à ¼ maximum de produits céréaliers. Si au petit-déjeuner, vous êtes adeptes des tartines de pain, changez de féculent pour le repas du midi comme le riz ou les pommes de terre.

# AUGMENTER SA CONSOMMATION D’ALIMENTS BASIFIANTS : c'est-à-dire à indice Pral négatif : les fruits et les légumes et les épices mais aussi les thés et tisanes.

# PRIVILÉGIER LES ALIMENTS RICHES EN POTASSIUM : nutriment essentiel au fonctionnement des "systèmes tampons". On mise tout sur ces aliments : les lentilles (810 mg pour 100g), les dattes séchées (790 mg pour 100g), les pruneaux (732 mg pour 100g), les amandes (705 mg pour 100g), les épinards (662 mg pour 100g), l’avocat (650 mg pour 100g), les châtaignes (600 mg pour 100g), les champignons (520 mg pour 100g), les noix (450 mg pour 100g), les abricots (440 mg pour 100g).

 

TIPS BONUS : 

Les bienfaits de l’usage des plantes sont nombreux dans la littérature scientifique. À chaque changement de saison, Dijo conseille d’entreprendre une cure de Lithothamne. Cette petite algue reconnue pour sa richesse en micronutriments, régule l’équilibre acido-basique de l’organisme. Prise en traitement de fond, elle permet également de diminuer drastiquement les brûlures d’estomac et remontées acides, qui sont des signes évocateurs d’une acidité de l’organisme trop élevée.

Sources : 

[1] Quade BN, Parker MD, Occhipinti R. The therapeutic importance of acid-base balance. Biochem Pharmacol. 2021 Jan;183:114278. doi: 10.1016/j.bcp.2020.114278. Epub 2020 Oct 9. PMID: 33039418; PMCID: PMC7544731.

[2] Gomez H, Kellum JA. Understanding Acid Base Disorders. Crit Care Clin. 2015 Oct;31(4):849-60. doi: 10.1016/j.ccc.2015.06.016. Epub 2015 Aug 13. PMID: 26410149.

[3] Casimir GJ, Lefèvre N, Corazza F, Duchateau J, Chamekh M. The Acid-Base Balance and Gender in Inflammation: A Mini-Review. Front Immunol. 2018 Mar 7;9:475. doi: 10.3389/fimmu.2018.00475. PMID: 29593728; PMCID: PMC5854649.

[4] Osuna-Padilla IA, Leal-Escobar G, Garza-García CA, Rodríguez-Castellanos FE. Dietary Acid Load: mechanisms and evidence of its health repercussions. Nefrologia (Engl Ed). 2019 Jul-Aug;39(4):343-354. English, Spanish. doi: 10.1016/j.nefro.2018.10.005. Epub 2019 Feb 5. PMID: 30737117.