LA POROSITÉ INTESTINALE, C’EST QUOI ?

La porosité intestinale, ou hyperperméabilité | DIJO l'expert du ventre, de la digestion et des probiotiques

L’intestin est un organe présentant naturellement des pores en ses parois, ce qui laisse passer des nutriments essentiels du bol alimentaire à travers celles-ci, et dans tout le reste du corps. Mais cet organe représente également une barrière naturelle contre toutes les substances nocives qui peuvent voyager dans notre tube digestif, notamment grâce au bol alimentaire, les empêchant ainsi de transiter dans tout le reste de l’organisme. Un intestin sain est donc naturellement perméable, mais comme dans énormément de cas : quand c’est trop, c’est nocif.  


En effet, un intestin sain laisse passer des particules inférieures à 4 Å de rayon, mais si la perméabilité de l’intestin augmente, des particules allant jusqu’à 10-15 Å de rayon peuvent transiter alors qu’elles ne sont pas censées le faire (Å étant l’unité de mesure de la taille de ces particules). Une augmentation durable de la perméabilité de l’intestin aura donc des effets néfastes : les chercheurs s’accordent à dire que la porosité intestinale, également appelée hyperperméabilité intestinale, est un déclencheur de nombreuses maladies chroniques, troubles métaboliques et maladies systémiques.


Quelles sont les causes connues de la porosité intestinale ?

Les causes de cette condition sont nombreuses ; beaucoup de mécanismes pourraient entrer en jeu. Parmi eux : l’alcool, le stress, une infection bactérienne, la sous-nutrition/malnutrition, l’obstruction biliaire, un déficit immunitaire, certains traitements comme un usage prolongé d’anti-inflammatoire non-stéroïdien, la consommation de gluten malgré une maladie cœliaque diagnostiquée, les carences nutritionnelles,... 

Mais la cause la plus commune est sûrement la dysbiose intestinale, c’est-à-dire un déséquilibre dans la composition de la flore intestinale, phénomène auquel nous sommes tous plus ou moins sujets. En effet, la perte d’une partie de nos souches bénéfiques, au profit de l’installation de souches néfastes, module les réponses immunitaires intestinales et accroît les chances de développer une hyperperméabilité des muqueuses intestinales.


Quels sont les symptômes ?

On ne ressent pas l’hyperperméabilité intestinale. D’autre part, il est difficile de penser à ce syndrome lorsque l’on ressent les symptômes, car ceux-ci sont également des symptômes liés à d’autres maladies. Voici cependant une liste non-exhaustive de certains qui ont été identifiés à l’hyperperméabilité intestinale :

  • Troubles intestinaux : diarrhées et constipations chroniques, gaz, ballonnements.
  • Immunité affaiblie.
  • Maux de tête, pertes de mémoire, troubles de la concentration.
  • Fatigue chronique.
  • Problèmes de peau : acné, eczéma, etc.
  • “Cravings” : envies de sucre irrépressibles.
  • Troubles psychiques : dépression, anxiété, TDAH.

Si vous ressentez certains de ces symptômes, et êtes exposé à un ou plusieurs facteurs de risque, il est judicieux de consulter un médecin afin de poser un diagnostic.


Comment savoir si je suis sujet à la porosité intestinale ?

Le diagnostic de ce syndrome est plutôt compliqué à poser, car on ne pense pas directement à cela lorsque l’on ressent les symptômes, et ce sont des signes que l’on cherche souvent à traiter directement sans se soucier de la cause dans un premier temps (par exemple, on cherche à traiter la constipation quand elle survient, sans vraiment s’attarder sur les causes de celle-ci). 

Cependant, le médecin pourra prescrire des analyses : un dosage de certains composés sanguins, certains composés urinaires, des tests associés à des pathologies sous-jacentes, des tests respiratoires qui permettent de détecter une dysbiose ou un défaut d’absorption des glucides… 


Comment traiter la porosité intestinale ?

Les traitements sont variés, ce qui permet un large spectre d’action pour soulager ce syndrome. En fonction des causes identifiées, on prescrira un traitement adapté. 

  • Dans un premier temps, il est plus qu’essentiel de rétablir un bon équilibre dans son microbiote intestinal. Pour cela, rien de plus efficace que les probiotiques, ces souches bénéfiques à notre flore intestinale. Chez Dijo, on a créé L’indispensable probiotiques : un concentré de bonnes bactéries essentielles à notre organisme, contenant 28 milliards d’UFC par prise, pour s’assurer qu’une concentration élevée de micro-organismes atteigne les intestins. Associés à un régime alimentaire riche en fibres prébiotiques, les probiotiques auront un effet bénéfique encore supérieur.
  • Une fois l’état d’équilibre atteint dans le microbiote, on vous conseille un traitement qui a fait ses preuves pour renforcer la barrière intestinale : la supplémentation en glutamine. Les recherches ont montré qu’une prise d’1g de glutamine par jour soulage les perméabilités intestinales déjà bien installées. En effet, la glutamine, un acide aminé, fait office de carburant essentiel de certains acteurs de la barrière intestinale. Pour soulager les intestins trop perméables, Dijo a créé Glutamine, un concentré de 3g de L-glutamine pour maintenir l’intégrité de la muqueuse intestinale. 
  • On recommande également une alimentation riche en polyphénols, qui soulagent l’inflammation et participent au traitement de la dysbiose. On peut les trouver dans les fruits et légumes, mais il y a également d’autres sources importantes : les épices, les aromates, et les herbes aromatiques.
  • Il est judicieux de se soumettre à un check complet de ses carences alimentaires : en effet, le traitement de celles-ci pourra aider à soulager les symptômes de la porosité intestinale.

Dans certains cas associés au syndrome de l’intestin irritable, le médecin pourra prescrire un régime sans fibres de type FODMAP (pour plus d’information sur le sujet, vous pouvez vous référer à l’article “Syndrome de l’intestin irritable, que faire ?”), tout comme si le syndrome est associé à la maladie cœliaque : on supprimera le gluten.


Sources :

[1] M. Campieri, C. Fiocchi et S.B. Hanauer. Inflammatory Bowel Disease : A Clinical Case Approach to Pathophysiology, Diagnosis, and Treatment, Springer, 31 mars 2002, 356 p., p. 7

[2] Suzuki, « Regulation of intestinal epithelial permeability by tight junctions », Cellular and Molecular Life Sciences, vol. 70, no 4,‎ 1er février 2013, p. 631–659

[3] O'Hara et Buret, « Mechanisms of intestinal tight junctional disruption during infection », Frontiers in Bioscience, vol. 13, no 13,‎ 2008, p. 7008–21

[4] Viljoen, M., Panzer, A., & Willemse, N. (2003). Gastro intestinal hyperpermeability: a review. East African medical journal, 80(6), 324–330. 

[5] Ghouzali, I., Lemaitre, C., Bahlouli, W., Azhar, S., Bôle-Feysot, C., Meleine, M., Ducrotté, P., Déchelotte, P., & Coëffier, M. (2017). Targeting immunoproteasome and glutamine supplementation prevent intestinal hyperpermeability. Biochimica et biophysica acta. General subjects, 1861(1 Pt A), 3278–3288.