LIEN ENTRE HORMONES ET PROBIOTIQUES

Lien entre hormones et probiotiques | DIJO l'expert du ventre, de la digestion et des probiotiques

Tout comme les maladies, les traitements médicamenteux, les modifications d’environnement, d’hygiène de vie ou d’alimentation, les fluctuations hormonales peuvent être responsables de modifications au sein des différents microbiotes, et cela de façon plus ou moins durable. A l’inverse, la constitution du microbiote influence également le système hormonal. En soignant la dysbiose intestinale, on pourrait donc prévenir et traiter certaines pathologies hormonales. Il existe bien un lien entre notre microbiome et nos hormones, et même s' il nous reste encore énormément de choses à découvrir, faisons un tour d’horizon des quelques recherches effectuées sur le sujet. 


Le monde de la recherche s’accorde de plus en plus à dire que la flore intestinale aurait un impact sur l’état psychologique, et cela, grâce, ou à cause, des fluctuations hormonales modérées par l’état du microbiote. En effet, les probiotiques de la flore intestinale réguleraient les taux de sérotonine, un neuromédiateur de l’humeur, et auraient donc une action sur le système nerveux central, c’est le cas par exemple de Bifidobacterium infantis. C’est ce qu’à mis en lumière une étude irlandaise, dans laquelle des souris dénuées de tout environnement microbien montraient des signes cliniques d’anxiété. Les taux de sérotonines évalués sur ces souris étaient très bas et cela se répercutait sur leur comportement. Pour valider leurs hypothèses, les chercheurs ont par la suite reconstitué un microbiote chez ces mammifères en leur injectant des bactéries probiotiques. Même si les taux de sérotonine semblaient rester à un faible niveau de manière irréversible, l’anxiété a sensiblement diminué chez les souris, tout comme les troubles de l’humeur. Cette étude fait partie d’un groupe de plusieurs autres études qui suggèrent qu’il existe un axe microbiome-intestin-cerveau, et que la supplémentation en probiotiques peut améliorer le psychisme à travers les hormones.D’autres souches comme Lactobacillus rhamnosus, agissent directement sur la production de dopamine : elles sont reconnues comme augmentant l’attention. 

Les probiotiques représentent donc des solutions prometteuses pour les adultes, comme pour les enfants, qui souffrent de troubles psychologiques.


Mais le microbiote intestinal n’a pas seulement un effet sur les hormones qui conditionnent l’état psychologique, les micro-organismes des intestins influencent également la santé physique. Et cela, dès l’enfance. En effet, la bonne constitution du microbiote est nécessaire à une croissance optimale selon certaines études. L’une des principales raisons concerne un facteur de croissance, dont la production et les actions sont modulées par les bactéries du tractus digestif. Certaines souches peuvent donc améliorer la croissance post-natale. Ces résultats sont prometteurs pour la recherche de nouvelles voies thérapeutiques liées à la sous-nutrition infantile.


Enfin, là où les probiotiques ont une action préventive reconnue sur les fluctuations du système endocrinien, ils ont également une action sur les pathologies hormonales déjà installées. De nos jours, les maladies de la thyroïde touchent 15% de la population française. C’est un chiffre conséquent pour des pathologies dont on entend peu parler, qui peuvent pourtant engendrer des symptômes très dérangeants, voire handicapants. Dans le cas de l’hypothyroïdie, la littérature scientifique a mis en évidence un déséquilibre du microbiote intestinal chez les personnes touchées. Celles-ci hébergeraient moins de lactobacilles, alors même que cette famille de bactéries a un rôle très important sur l’absorption de micronutriments essentiels à la santé thyroïdienne, comme l’iode, le sélénium, le fer, et le zinc. Ceux-ci modulent la production des hormones thyroïdiennes, ils sont donc très importants en temps normal, mais le sont d’autant plus en cas d’hypothyroïdie. C’est un cercle vicieux délétère pour les personnes atteintes : cette maladie de la thyroïde dégrade leur microbiote, et ce microbiote dégradé entrave le bon fonctionnement de la thyroïde déjà affaiblie.


Pour citer un autre exemple, dans le cas de la ménopause, de nombreuses souches sont reconnues comme améliorant la qualité de vie des personnes sujettes. C’est le cas de Lactobacillus rhamnosus, Lactobacillus reuteri, ou encore Lactobacillus acidophilus


Il semble donc judicieux de s’intéresser aux probiotiques en ce qui concerne le traitement des pathologies endocriniennes, mais également par prévention. Chez Dijo, on a créé l’Indispensable probiotiques, contenant 8 souches et 28 milliards d’UFC, et Flore vaginale probiotiques, avec 3 souches et 10 milliards d’UFC, pour faire le plein de bonnes bactéries et renforcer les différents systèmes et mécanismes de son organisme. En prévention, ou en traitement, les probiotiques ont toujours une action bénéfique et ciblent une multitude de désagréments et symptômes. 



Sources :

[1] Clarke, G., Grenham, S., Scully, P. et al. The microbiome-gut-brain axis during early life regulates the hippocampal serotonergic system in a sex-dependent manner. Mol Psychiatry 18, 666–673 (2013). https://doi.org/10.1038/mp.2012.77

[2] Martin Schwarzer, Kassem Makki, Gilles Storelli, Irma Machuca-Gayet, Dagmar Srutkova, Petra Hermanova, Maria Elena Martino, Severine Balmand, Tomas Hudcovic, Abdelaziz Heddi, Jennifer Rieusset, Hana Kozakova, Hubert Vidal, François Leulier. Lactobacillus plantarum strain maintains growth of infant mice during chronic undernutrition. Science, 19 février 2016. 

[3] Knezevic J, Starchl C, Tmava Berisha A, Amrein K. Thyroid-Gut-Axis: How Does the Microbiota Influence Thyroid Function ? Nutrients. 2020. 12(6):1769. doi: 10.3390/nu12061769.

[4] Sharma R, Gupta D, Mehrotra R, Mago P. Psychobiotics : The Next-Generation Probiotics for the Brain. Curr Microbiol. 2021. 78(2):449-463. doi: 10.1007/s00284-020-02289-5.